Un peu d'histoire

D’après un manuscrit du 9ème siècle (Bibliothèque Royale de STOCKHOLM), la paroisse constituée s’appelait DODOLATUS, en 1182, DOELETUM, au 15ème et 16ème  siècle DOLOTUM, et 1695 DOLOT, en 1849 DOLLOT.

DOLLOT était dans le Gâtinais français, du diocèse de Sens, et de l’élection et du grenier à sel de la même ville.

C’était un prieuré, cure de saint AUGUSTIN du Grand archidiaconé de SENS, doyenné de MAROLLES, conférence de SAINT-VALÉRIEN, collateur M. l’Archevêque de SENS, comme l’abbé de Saint-Jean l’ex-sens. Avant la révolution il y avait 200 communiants et 80 feux.

DOLLOT était un chef lieu d’un bailliage seigneurial ressortissant au batillage royal de SENS, de la province de l’Ile de France. Il relevait de la Grosse Tour de SENS et régit par la coutume de Louis-Montargis.

 Les fiefs étaient Champ jean sur BRANNAY, Bapaume, Heurtebise, les Moulins, Vaux robert et la Mardelle aux loups. Le grand étang de Mont Regnault, situé sur la commune de Montacher en dépendait aussi. Il avait été gagné au jeu de piquet par un seigneur de DOLLOT, sur un seigneur de la Brosse-Pâlis.

En 1844, selon l’annuaire départemental de l’Yonne, la population était de 520 habitants.

 A 200 m du village, au climat des Grandes Vignes, le long d’une colline descendant sur l’Orvanne, dans une marnière, on découvre fréquemment des cadavres inhumés à 30 cm de profondeur, les uns dans des cercueils de pierre, les autres dans le sol même. A vrai dire, le cimetière de DOLLOT n’était pas inconnu. Dès 1868, Max QUANTIN le signalait en ces termes dans son Répertoire archéologique de l’Yonne (page 180).

 C’est dans la partie supérieure de la marnière (au Nord). On n’y trouve que des adultes et des débris d’armes et d’équipements militaires.

 Il semble qu’il existe 2 groupes de tombes, d’orientations différentes. Quinze d’entre elles ont été explorées en trois visites. 5 avaient été violées, 10 étaient intactes. Le matériel recueilli se composent de boucles et plaques de ceinture, en bronze et en fer, de couteaux et d’une hache en jadéite. Aucun vase n’a été rencontré jusqu’à ce jour.

 Les corps étaient tous allongés sur le dos, la tête à l’ouest, les mains croisées sur le bassin. Parfois un cordon de gros rognons de silex limitait les fosses. Dans un cas, seule la tête était insérée dans un petit coffrage de silex, recouvert de deux grès plats. Les squelettes étaient mal conservés, seul les os longs gardant quelque consistance, les crânes en très mauvais état ne se prêtaient à aucune mensuration précise. Toutefois on peut signaler que tous les individus avaient le même menton      « en galoche ».

  Il y avait aussi au sud-est du village au lieu dit «la Grande Roche», proche de la gare, une pierre rocheuse, qui existait encore vers les 1875 à 1880, qui avait été dressée debout (laissant croire que cela avait peut-être été un menhir). Le propriétaire de l’époque ne connaissant pas la valeur de cette pierre, l’a fit miner et casser.